Cet ouvrage constitue la première théorisation générale de la Doctrine de l’entreprise, courant de pensée pluridisciplinaire (droit, économie, gestion, sciences politiques) qui a influencé et influence encore profondément le droit français, dont il a subjugué certaines de ses disciplines.
L’entreprise est un concept des temps modernes. Sa nature et sa portée ont provoqué et suscitent toujours des débats doctrinaux animés, toujours passionnants et souvent passionnés. Sur le plan du droit, la vigueur des controverses égale celles qui ont constamment marqué, sur le plan sociojuridique, les notions et les définitions de la famille, de la propriété, de la nation… par exemple. Rappeler ces réalités et ces données en ce moment où vacille l’Ordre financialiste qui prétendait évacuer la Doctrine de l’entreprise, constitue le premier objectif de l’ouvrage.
Plus ambitieux, le second est de présenter, de façon synthétique, une doctrine qui s’est imposée de façon essentiellement pragmatique et sans plan d’ensemble préconçu. À la différence de celles auxquelles elle s’oppose (le soviétisme et le financialisme), cette doctrine ne fut jamais le fruit d’une idéologie philosophique.
Néanmoins, en troisième lieu, le Manifeste montre que, comme la Doctrine sociale de l’église, la Doctrine de l’entreprise ne peut se comprendre en faisant abstraction d’une morale implicite qui explique les liens de parenté qui unissent cette Doctrine avec des mouvements de pensées comme le Stakholderism ou celui de la RSE.
Enfin, son grand mérite, non le moindre, est de souligner que, quoiqu’en disent ses adversaires, la Doctrine de l’entreprise n’a jamais cessé d’influencer profondément les lois et la jurisprudence dont procède l’Ordre juridique français. Plus que jamais, elle est porteuse d’avenir.
Entre les totalitarismes soviétique et financialiste, il est une troisième voie : celle de l’humanisme entrepreneurial, celle où se situe précisément la Doctrine de l’entreprise.
Préface
Avant-propos
Introduction
Partie 1 – Flux, reflux et rémanences de la « Doctrine de l’entreprise ». Positionnement de la Doctrine de l’entreprise au regard de la philosophie du droit
- L’ascension de la Doctrine de l’entreprise
- Des droits conquis et des disciplines rénovées par le concept d’entreprise
- Reflux et rémanences
Partie 2 – Les échecs des doctrines de l’entreprise-objet et la recherche d’une troisième voie
- Les faillites des analyses étatistes des entreprises
- Les maladies du capitalisme purement financier ou «financialisme»
- Doctrine de l’entreprise et renouveau d’une troisième voie sociétale
Épilogue
Annexes
Bibliographie
Index alphabétique des matières
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