Organisé par la Conférence du Jeune Barreau de Charleroi et présidé par Monsieur Christian Panier, ce colloque s'est voulu à la fois scientifique, pratique et bouillant d’actualité.
Durant cette dernière législature, plusieurs députés ont déposé une proposition de loi en vue d’objectiver le calcul des contributions des père et mère, séparés, aux frais d’entretien et d’éducation de leur enfant. Madame Clotilde NYSSENS, sénatrice, nous a fait le plaisir de venir exposer le parcours législatif et le contenu de cette proposition de loi.
Le besoin d’objectiver une méthode de calcul des parts contributives se ressent dans d’autres pays du monde. Jean-Claude BARDOUT, Vice-Président au Tribunal de Grande Instance de Saint-Gaudens et Juge aux affaires familiales, nous a exposé le fruit de son analyse des systèmes appliqués en la matière à travers le monde et il a ouvert le débat sur la nécessité d’une «méthode». Monsieur Roland RENARD, sociologue, nous expliquera les raisons qui l’ont poussé à calculer le coût de l’enfant de manière objective, le résultat de ses travaux et l’origine de la méthode dite «Renard».
L’aspect pratique a été abordé à travers les exposés de Philippe CLAYES BOUUAERT, conseiller à la Cour d’appel de Bruxelles, qui applique de façon relative et très nuancée la méthode Renard, et de Nathalie DANDOY, assistante à l’UCL, laquelle s'est penchée sur les difficultés de l’application de la méthode quant à la prise en compte des charges des parents.
Le principe de la méthode Renard ne remporte pas l’unanimité de la doctrine et de la jurisprudence. L’un de ses détracteurs, Guy HIERNAUX, avocat au barreau de Bruxelles, a plaidé leur cause.
Monsieur Pierre-André WUSTEFELD, conseiller à la Cour d’appel de Mons a répondu aux critiques et a abordé notamment la question de la liberté du magistrat.
• Le souhait du législateur d’objectiver le calcul des contributions alimentaires
• Pension alimentaire et barèmes : droit et pratiques comparées des pays anglo-saxons (Grande-Bretagne, Canada, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande) et de la France
• La méthode Renard : une histoire
• Le calcul de la contribution alimentaire à la Cour d’appel de Bruxelles
• La prise en compte des charges des parents
• La méthode Renard : un mode d’évaluation parmi d’autres ?
• Informatique et liberté… du juge !
• Annexe
Table des matières complète
Président du tribunal de première instance de Namur.
Professeur à l'Université catholique de Louvain et à
l'Institut des hautes études des communications sociales.
Vice-président du Tribunal de grande instance de Saint-Gaudens,
Cour d’appel de Toulouse (France).
Conseiller, juge d’appel de la jeunesse à la Cour
d’appel de Bruxelles.
Assistante à l'Université catholique de Louvain
Avocat au barreau de Bruxelles. Conseiller suppléant à la Cour
d'appel. Assistant à l'Université libre de Bruxelles. Médiateur
familial. Ancien membre du Conseil de l'Ordre.
Présidente de la Sous-commission Droit de la famille de la Chambre
des Représentants, Députée fédérale CDH.
Docteur en sociologie de l'Université catholique de Louvain, il a
consacré de nombreux travaux à la méthodologie en sciences
sociales, à la consommation et aux niveaux de vie familiaux, au
coût de l'enfant et aux pensions alimentaires, aux budgets-temps et
à l'emploi du temps ainsi qu'aux services et équipements
collectifs, spécialement de la petite enfance. En liaison notamment
avec la Commission des Communautés européennes et le Conseil de
l'Europe, il a travaillé sur les politiques familiales, la
pauvreté, les sans-logis et les problèmes de logement dans des
perspectives démographique, ...
Conseiller à la Cour d'appel de Mons.