start2 (2)
30934,30942,30962,
2010-01-27
   
 
 
NOUVEAUTÉS
 
 
MATIÈRES
 
 
CODES - RECUEILS
 
 
RÉPERTOIRE NOTARIAL
 
 
REVUES
 
 
COLLECTIONS
 
 
NUMÉRIQUE
 
 
 
 
Biens
Construction
Contrats et obligations
Libéralités
Personnes et famille
Protection de la jeunesse
Responsabilité civile et assurances
Testaments et successions
Affaires
Concurrence, consommation, pratiques du commerce
Contrats
Droit financier, bancaire et comptable
Sociétés
Transports
En général
Impôts directs
Impôts indirects
International privé
International public
Promoculture – Larcier
Droit d’auteur et médias
Propriété industrielle
Contentieux administratif et Conseil d’Etat
Cour constitutionnelle
Enseignement, agents de l’état et parastataux
État, Régions, Communautés, Provinces, Communes
Finances publiques
Marchés publics
Nationalité et étrangers
Police, milice
Pénal social
Sécurité sociale
Travail
Sport
 
 
Revue Générale du Contentieux Fiscal
Présentation générale de la revue : Revue Générale du Contentieux Fiscal (R.G.C.F.)
Editeur : Larcier

 
Livre
disponible
65,00 €
 
 
Description
 
 
Sommaire
 
 
Fiche
technique
 
 
Auteurs
 
 
Extraits
 
 
Compléments
 
 
Critiques
 
 
Suggestions
 
 

Une brève présentation des articles de doctrine de ce numéro
Een beknopte voorstelling van de doctrineartikels van dit nummer

Méthodes administratives d’évitement et de résolution des conflits en matière de prix de transfert, Thierry VANWELKENHUYZEN
Les prix de transfert sont une matière qui nécessite toujours un consensus entre les autorités fiscales et les groupes multinationaux sur la répartition des bénéfices entre les différentes entités du groupe. Grâce à sa pratique généralisée des accords fiscaux préalables et à une expérience confirmée des négociations bilatérales, la Belgique offre différents moyens d’éviter des conflits en matière de prix de transfert et spécialement d’éviter des cas de double imposition. Si, malgré tout, un différend se fait jour, plusieurs instruments sont à la disposition des groupes pour le résoudre sans avoir besoin de recourir à un tribunal. À cet effet, l’arbitrage est de plus en plus encouragé par les instances internationales.

Les droits d’auteur et les droits voisins dans l’article 17 du C.I.R. 1992, Anne RAYET et Claude KATZ
Depuis le 1er janvier 2008, les droits d’auteur et les droits voisins sont reconnus par la loi fiscale comme étant des revenus mobiliers, au même titre que les dividendes ou les intérêts. Ils sont dès lors taxés au taux distinct de 15%, après déduction des frais exposés pour les acquérir ou les conserver, et soumis au régime du précompte mobilier libératoire. Ce nouveau régime – très favorable –, d’une part répond à l’inappropriation d’une taxation de droit commun appliquée à cette catégorie particulière de revenus, le plus souvent aléatoires, imprévisibles et indépendants des prestations effectives des bénéficiaires eux-mêmes, d’autre part est censé mettre fin aux longues controverses, doctrinale et jurisprudentielle, sur la nature fiscale des droits d’auteur et des droits voisins. Il semble malheureusement que le champ d’application de ce nouveau régime en ait fait naître de nouvelles. Ce champ d’application est pourtant clairement défini au nouvel article 17, 5° du C.I.R. 1992: il s’agit de tous «les revenus qui résultent de la cession ou de la concession de droits d’auteur et de droits voisins, ainsi que des licences légales et obligatoires, visés par la loi du 30 juin 1994 relative aux droits d’auteur et aux droits voisins ou par des dispositions analogues de droit étranger». L’objet de la présente note est dès lors de circonscrire ce champ d’application de la façon la plus complète et la plus claire possible, en se fondant d’abord sur le texte de la loi, ses travaux préparatoires ainsi que sur la définition de «l’oeuvre protégeable» au sens de la loi du 30 juin 1994 sur le droit d’auteur et les droits voisins, et en illustrant ensuite le propos par différents exemples (empruntés pour l’essentiel à un Avis du SPF Finances publié au Moniteur belge du 9 décembre 2008) : les employés (y compris les incidences du nouveau régime en droit social et de la sécurité sociale), les dirigeants d’entreprise (au regard notamment du principe « d’attraction »), certains « créateurs » particuliers (comme les architectes, les avocats ou les photographes) ou encore les chanteurs (qui permettront d’aborder la question spécifique des droits voisins). Certes, il faudra bien conclure que le champ d’application du nouveau régime fiscal est très large ; mais telle fut, clairement et consciemment, la volonté du législateur, qui ne pourrait donc pas raisonnablement prétendre, aujourd’hui, qu’il ne l’avait pas compris. Dans une seconde partie, sera examinée la question des droits d’auteur et des droits voisins qui dépassent le seuil de 37 500 EUR (montant indexable) et qui, de la volonté du législateur, seraient susceptibles d’être requalifiés en revenus professionnels (article 37 du C.I.R. 1992). Enfin, une troisième partie sera consacrée aux différentes hypothèses d’une utilisation abusive de ce nouveau régime fiscal très attractif. Les auteurs de la présente note espèrent ainsi mettre fin aux controverses – anciennes et nouvelles –, et rassurer tant les milieux concernés que l’administration elle-même.